Samedi 28 février 2009
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Au grand désespoir de mes deux fils, j'exprime le manque d'ingéniosité basique de l"homme moderne", par cette question : <Qu'aurait
fait Cromagnon ?>
Depuis les silex taillés, la singularité de l'animal que nous sommes sont les "TRUCS". Nous sommes des inventeurs. Notre
savoir faire, nos connaissances, nos découvertes sont le résultat de notre capacité à profiter de nos échecs, des petits hasards du quotidien, de l'inventivité de la nature, pour chaque jour être
plus "intelligent" qu'hier.
En cette nouvelle période de crise financière, résultat de spéculations inhumaines, abstraites, non écolo-durable, je suis de plus en plus fier d'amasser et d'utiliser tous mes "trucs", et d'en
vivre...
La gageure étant de faire beaucoup avec presque rien ! Dans une certaine idée d'autosuffisance pour la décroissance économique.
Ce truc là, je le "cultive" et le diffuse depuis l'automne 1998 ! Je le tiens d'un couple de vieux jardiniers du sud de Rennes. Vos endives semées au printemps, bien entretenues tout l'été et
l'automne sont bichonnées pour se transformer en or tout l'hiver, SANS FATIGUE, SANS TRACAS, SANS UN BESOIN DEMESURE DE MOYENS OU DE LOCAUX ! Les techniques traditionnelles de blanchiment de
l'endive en cave ou sous tunnel sont fastidieuses, hasardeuses et aboutissent à des endives salies par le terreau !
Ma technique : un seau, 15 cm de caillou au fond du seau, vos racines d'endives prélevées en nombre voulu pour emplir le sceau. Vous couper les feuilles à 1 cm du collet, vous couper la racine pour
que les collets de l'ensemble de vos endives soient au même niveau que le bord du seau. Je nettoie mon seau, je laisse "réssuyer" les racines dehors une nuit, même en plein hiver, (protéger en cas
de gel important), et le lendemain je les place dans leur cachette, dans le noir total, (un bas de placard de salle d'eau à la t° moyenne de 19°, réservé à cet effet chaque hiver). J'emplis le seau
d'eau jusqu'aux collets des endives, et...
14 jours plus tard, le spectacle m'émeut à chaque fois, pour moi cela vaut tout l'or du monde :
Ce seau est le
troisième de l'hiver, le reste des racines encore en pleine terre en donnera un quatrième. Une belle saison! Avec la mâche semée selon les bons conseils de Tonton Jo, nous n'avons pas acheté de
salade de l'hiver et en avons mangé tous les jours !
A+ Xe
Vendredi 20 février 2009
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Le compostage...
Comme pour mes productions de graines, mes gênes ont leur importance !
Mon héritage paysan comporte un tas de fumier, pas si éloigné de la maison d'habitation... On avait pas honte de son tas de fumier, il avait une valeur humique et de là nutritionnelle !
Chez Jeanne et Roland on ne jetait pas non plus les peau d'oranges et clémentines sur le fumier il y a 35 ans. Non pas à cause des pesticides contenus dans ces écorces, mais à cause des voisins du
hameau. Ils auraient su que nous nous offrions le luxe d'un agrume !
Alors je suis un inlassable collecteur de déchets verts, pas la moindre croûte de pain perdue. Sauf peut-être nos herbes les plus envahissante comme liseron et renoncule âcre. Mais cette année il
faut que je mette en place un pourrissoir, selon le procédé découvert par Aurélie en Angleterre, les herbes plus "nuisibles" issu du désherbage potagé sont mise à pourrir dans un baquet avec de
l'eau, une fois décomposées et ayant perdu leurs capacités à renaître d'un simple petit bout de racine, elles peuvent intégrer le composteur sans danger.
Donc voilà le résultat 2008 pour une famille de 4 personnes cuisinant beaucoup :
Déchets verts annuel : 50 seaux de 40 litres, soit 2000 litres environ.
Récolte brute de compost non tamisé, trois brouettes "bombées", soit 370 litres...
Une fois le compost mûr dégagé par les trappes basses du composteur, le tas s'effondre petit à petit, alors apparaît au bas des
trappes la couche hautement active de cette micro-usine naturelle :
ATTENTION, LES LECTEURS LES PLUS SENSIBLE PEUVENT ETRE CHOQUES PAR LA PHOTO
SUIVANTE
A+ Xe
Lundi 3 novembre 2008
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Oh la !
Pour le botaniste en herbe, ce fût la graine, le germoir, la serre, la plante, les fruits, et la graine !
Rien ne se perd, rien ne se crée... C'était juste là en moi... Hier après-midi, j'ai fait un bon de 30 ans dans le passé ! J'étais avec Louis ou Roland dans le grenier à céréales. Le halo de
lumière passant au travers d'une ardoise de verre et plongeant dans cette poussière de blé, d'orge ou d'avoine...
Une poussière à peine respirable, nos temps modernes diraient "allergisante", mais si savoureuse. Une poussière soulevée par le van en pleine action. La pelle à grain en aluminium brillant
déversant sans cesse dans la trémie les graines à purifier !
Chaque tour de cette grande manivelle que je donnai faisait s'écouler en espalier les graines sur les grilles, alors que la roue à vent soulevait et débarrassait les céréales de leur
poussière, brins de pailles, glumes et glumelles...
Il m'aura fallu ce bond dans le temps de 78 à 2008 pour que mes gênes ancestraux se réveillent et me pousse à produire mes propres semences ! Plus artisanalement, hier, j'ai
vanner mes récoltes sur la terrasse, enveloppé dans cet incroyable nuage odorant de poussières de graines !
Poireau Bleu de Solaise, Jaune de Carentan, Phacélie queue de renard, Oeillet d'Inde, Ciboulette... Des graines, si différentes, si émouvantes... Si
libres ?
Un jour prochain je citerai mon héros Jean-Marie Pelt pour parler de la graine : Un concentré de forces vitales intelligentes !
Les graines de carottes naîtrons en 2009... Pour obtenir de la graine de carottes, il faut "hiverner" les racines et les replanter au printemps...
Ce qui déclenche la floraison de la plante.
A+ Xe
Dimanche 21 septembre 2008
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Lundi 19 mai 2008
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Paradis tropical dans la serre !
L'appareil photo ne supporte pas... C'est pas flou, c'est de la buée !
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